Point de vue

Roannais, une filière gérontologique au service des personnes âgées du territoire

Yannick Sybelin est assistant de la filière gérontologique du Roannais, dans la Loire, portée par le centre hospitalier de Roanne. Il nous fait part des actions menées et des bénéfices liés à la coordination des acteurs.

Quelles évolutions des collaborations a permis la mise en place d’une filière gérontologique ?

Les bénéfices d’une filière gérontologique pour l’amélioration du parcours des personnes âgées sont évidents. Avant sa création à partir de 2010, il n’existait pas de lieu de coordination de l’ensemble des acteurs, qui restaient dans leur coin. Des contacts informels avaient lieu entre les professionnels et les acteurs au domicile et les usagers n’étaient pas impliqués. C’est aujourd’hui le cas, avec des acteurs de plus en plus nombreux qui signent la charte de la filière et s’engagent sur ses valeurs. Parmi eux, les collectivités y sont présentes ; la communauté d’agglomération du Roannais participe même au Bureau de la filière.

Concrètement, avez-vous des exemples d’actions menés par la filière ?

Oui. Par exemple, la « Maison pour l’Autonomie et l’Intégration des malades d’Alzheimer » (Maia) de notre territoire a été créée dans le cadre de la filière gérontologique.

Nous avons également créé un répertoire des services à la personne âgée au sein du territoire couvert par la filière. Nous le tenons à jour chaque année et en mettons gratuitement à disposition des exemplaires papier aux mairies, aux associations et même aux usagers. On le trouve également en ligne sur un site Internet dédié.

L’unité mobile de gériatrie (UMG) est un dispositif qui intervient aussi sous l’égide de la filière.

Nous avons mené une réflexion sur la démographie médicale, à partir d’une enquête par questionnaire dans les six « micro-territoires » que nous avons définis dans le Roannais. Nous y avons étudié la présence des médecins, des infirmiers, des pharmaciens, des masseurs-kinésithérapeutes, y compris sur les questions de départs à la retraite. Puis nous les avons rencontrés pour étudier les flux de patients. Ceci nous a permis d’identifier des situations de tension et de tenter d’y apporter des réponses concrètes. Par exemple, le CH de Roanne met à disposition une solution d’hébergement pour quatre internes de médecine générale faisant un stage en cabinet libéral. Le CH emploie par ailleurs deux médecins généralistes qui interviennent dans les secteurs de Belmont-de-la-Loire et de Régny.

Sur quoi la filière travaille-t-elle actuellement ?

Au sein de la filière, nous avons mis en place en septembre 2014 un « groupe parcours » chargé de décliner de manière opérationnelle les outils de l’ANAP, sur les questions de diagnostic territorial, de maintien à domicile et de parcours intra-hospitalier. Cette réflexion s’étalera sur deux à trois ans et permettra d’apporter des améliorations partout il sera possible de fluidifier le parcours des personnes âgées. Nous mettons l’accent sur le maintien des personnes à domicile.

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