Périnatalité et petite enfance

Au cours des dernières décennies, les circonstances et les conditions de prise en charge de la grossesse et de l’accouchement se sont profondément modifiées. Augmentation de l’âge moyen des mères, augmentation du taux de prématurité, amélioration du suivi de la grossesse et de la prise en charge des nouveau-nés conduisant à une baisse de la mortalité périnatale en sont autant d’illustrations.

Par ailleurs, le nombre de naissances est au plus haut en France depuis la fin des années 90 et la région Rhône-Alpes avec environ 81 000 naissances présente l’un des taux de natalité régionaux les plus élevés. Conséquence de cette forte natalité les effectifs de jeunes Rhônalpins de moins de 6 ans est également en forte croissance.

Ainsi, même si la part des femmes en âge de procréer est en baisse du fait de la hausse de la part des autres tranches d’âge dans la population les effectifs de femmes, de nouveau-nés et de jeunes enfants sont tous en hausse sensible et les besoins de soins et de prévention sont donc également en augmentation.

Grossesses et accouchements

Si les indicateurs de suivi des grossesses de femmes rhônalpines sont en amélioration, des disparités subsistent et près de 2% des grossesses font encore l’objet d’une déclaration tardive et la part de femmes ayant bénéficié de moins de 3 échographies durant leur grossesse varie selon les départements, et d’après l’analyse des certificats  de santé du 8ième jour, entre 1,5 et 5%.

Parmi les accouchements de la période 2005-2009, 265, en moyenne par an, soit 0,34% concernent des jeunes filles mineures, très majoritairement (67%) âgées de 17 ans. Ce nombre d’accouchements correspond à un taux de 2,3 accouchements par an pour 1 000 jeunes filles de la région âgées de 15 à 17 ans. Ce taux est inférieur pour les jeunes filles du territoire de l’Est (1,8) et du Nord (2,0) et il se situe autour de 2,7 sur les 3 autres territoires. Au niveau de la région, ce taux semble en hausse sur la période 2005-2009, passant de 2,2 accouchements pour 1 000 jeunes femmes de 15-17 ans à 2,5 en 2009.

La durée moyenne de séjours hospitaliers pour les accouchements était en 2009 de 4,8 jours. Près d’un séjour sur cinq (19%) a duré 3 jours ou moins, un sur trois (35%) 4 jours et un sur cinq (21%) 5 jours. Un quart des séjours a excédé 5 jours. Environ un accouchement sur cinq se fait par césarienne.

La baisse de la mortalité infantile est marquée sur les quinze dernières années mais semble se stabiliser. Pour cet indicateur comme pour la mortalité périnatale la région Rhône-Alpes est en situation plus favorable que l’ensemble du territoire national. Selon les sources de données, entre 6,1 et 6,6% des nouveau-nés de la région sont nés prématurés (moins de 37 semaines de gestation) en 2008-2009. Ce taux de prématurité évolue à la hausse. De même, 7,4% des nouveau-nés présentent un poids de naissance inférieur à 2 500 grammes, 2,7% moins de 2 000 grammes et 320 de ces nouveau-nés pesaient, chaque année, 800 grammes ou moins sur cette période.

Prévalences des pathologies

Selon le registre des malformations en Rhône-Alpes (REMERA) le taux de prévalence des malformations est estimé à 283 pour 10 000 naissances. Ce taux est en hausse par rapport aux années précédentes sans qu’il soit possible de chiffrer les parts respectives de l’amélioration du repérage, de la modification des comportements (recul de l’âge des mères) et de l’environnement dans cette augmentation.

Les jeunes enfants sont globalement en bonne santé, mais certains aspects importants de l’état de santé des enfants de 5-6 ans peuvent être appréciés grâce aux enquêtes triennales réalisées en milieu scolaire, en dernière année de maternelle.

Un enseignement important concerne l’évolution de la prévalence de l’obésité et du surpoids dont l’évolution à la hausse s’est inversée avec une baisse, en Rhône-Alpes de plus de 2,5 points de la prévalence du surpoids entre 2000 et 2006 et d’un point et demie pour la prévalence de l’obésité. Cette évolution positive n’est cependant pas uniforme et dépend de nombreux facteurs sociaux. De manière schématique la baisse observée est plus marquée dans les milieux sociaux les plus favorisés conduisant ainsi à un accroissement des inégalités sociales.

Pour la prévalence du surpoids la région Rhône-Alpes se situe en position très favorable avec le deuxième taux le plus bas de France.

Selon le registre des malformations en Rhône-Alpes (REMERA) le taux de prévalence des malformations est estimé à 283 pour 10 000 naissances. Ce taux est en hausse par rapport aux années précédentes sans qu’il soit possible de chiffrer les parts respectives de l’amélioration du repérage, de la modification des comportements (recul de l’âge des mères) et de l’environnement dans cette augmentation.

Les jeunes enfants sont globalement en bonne santé, mais certains aspects importants de l’état de santé des enfants de 5-6 ans peuvent être appréciés grâce aux enquêtes triennales réalisées en milieu scolaire, en dernière année de maternelle.

Un enseignement important concerne l’évolution de la prévalence de l’obésité et du surpoids dont l’évolution à la hausse s’est inversée avec une baisse, en Rhône-Alpes de plus de 2,5 points de la prévalence du surpoids entre 2000 et 2006 et d’un point et demie pour la prévalence de l’obésité. Cette évolution positive n’est cependant pas uniforme et dépend de nombreux facteurs sociaux. De manière schématique la baisse observée est plus marquée dans les milieux sociaux les plus favorisés conduisant ainsi à un accroissement des inégalités sociales.

Pour la prévalence du surpoids la région Rhône-Alpes se situe en position très favorable avec le deuxième taux le plus bas de France.

L'IVG

En 2009, plus de 16 500 interruptions volontaires de grossesse annuelles sont réalisés, en milieu hospitalier, auprès de femmes résidant dans la région. Les taux comparatifs correspondants varient selon les territoires avec des taux plus faibles sur les territoires du Nord et de l’Ouest. La tranche d’âge la plus concernée est celle de 20 à 24 ans avec 22 IVG par an pour 1 000 jeunes femmes (un quart des IVG se fait à cet âge). A ces IVG réalisées en milieu hospitalier, se rajoutent environ 2 100 IVG réalisées en médecin de ville soit un total de

L'offre de soins

En termes d’offre de soins (services de maternité, offre libérale de pédiatres, de gynécologues-obstétriciens, et de sages-femmes) on relève à nouveau de fortes disparités entre les territoires. Le territoire du Nord présente les densités les plus faibles alors que le Centre présente des taux élevés sauf pour la densité de sages-femmes. L’Ouest présente une densité de lits hospitaliers élevée mais des densités plutôt basses pour l’offre libérale (gynécologues-obstétriciens et sages-femmes principalement). Le territoire du Sud présente des densités faibles sauf pour les sages-femmes où l’offre est élevée comme sur l’Est.